Benchmark de la consommation de chaleur des bâtiments industriels genevois
ThermoGeneva compare l'indice de dépense de chaleur (IDC) officiel de chaque bâtiment des zones industrielles genevoises avec les bâtiments du même type dans tout le canton. D'un coup d'œil, vous voyez si la consommation de chauffage et d'eau chaude d'un bâtiment est plus basse, dans la norme ou plus élevée que celle de bâtiments similaires, son évolution sur trois ans et sa position par rapport aux seuils légaux genevois.
Sur la base de la dernière déclaration de chaque bâtiment, les 784 bâtiments disposant d'un IDC dans les zones industrielles genevoises affichent une médiane de 372 MJ/m² par an. 268 d'entre eux ont une moyenne sur 3 ans supérieure à 450 MJ/m², niveau à partir duquel le règlement genevois sur l'énergie exige des mesures d'amélioration.
Les questions auxquelles ThermoGeneva répond
- Quel est l'IDC de ce bâtiment ?
- Est-il plus bas ou plus élevé que celui de bâtiments similaires à Genève ?
- Sa consommation de chaleur s'améliore-t-elle ou se dégrade-t-elle ?
- Est-il proche des seuils légaux de l'IDC à Genève ?
Comment ça marche
- Les déclarations officielles d'IDC sont téléchargées depuis le portail de données ouvertes du SITG.
- Chaque bâtiment est rattaché à sa zone industrielle FTI et comparé aux bâtiments du même type dans tout le canton.
- Le site calcule pour chaque bâtiment la médiane du groupe, le percentile, la tendance sur 3 ans et l'énergie estimée.
Ce qu'il n'est pas
ThermoGeneva ne mesure ni l'énergie de processus ni la consommation totale d'une usine, et ne remplace pas un audit énergétique. C'est une couche de pré-analyse fondée sur des données publiques, qui indique où un examen technique plus approfondi peut être utile.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que l'IDC (indice de dépense de chaleur) à Genève ?
L'IDC est l'indicateur officiel genevois de la consommation de chaleur d'un bâtiment. Il correspond à l'énergie finale utilisée pour le chauffage et l'eau chaude sanitaire, divisée par la surface de référence énergétique (SRE) et corrigée selon la rigueur de chaque hiver. Il s'exprime en MJ/m² par an (3,6 MJ = 1 kWh) et est déclaré chaque année par les propriétaires, une valeur par bâtiment (EGID).
À partir de quelle valeur l'IDC est-il considéré comme élevé à Genève ?
Le règlement genevois sur l'énergie se base sur l'IDC moyen des trois dernières années. Au-dessus de 450 MJ/m² par an, les propriétaires doivent prendre des mesures pour réduire la consommation. Au-dessus du seuil « significatif », une rénovation énergétique est obligatoire : 800 MJ/m² jusqu'à fin 2026, 650 MJ/m² dès 2027 et 550 MJ/m² dès 2031.
Comment ThermoGeneva compare-t-il les bâtiments ?
Chaque bâtiment est comparé à tous les bâtiments du même type (par exemple industrie, logistique ou bureaux) du canton de Genève pour la même année. Le site affiche la médiane du groupe, l'écart en pourcentage et le percentile. Si un groupe compte moins de 10 bâtiments, aucun benchmark n'est affiché.
Quels bâtiments sont inclus ?
ThermoGeneva affiche les bâtiments situés dans les zones industrielles gérées par la Fondation pour les terrains industriels de Genève (FTI) qui déclarent un IDC. Les benchmarks sont calculés par rapport à tous les bâtiments du même type dans le canton.
D'où viennent les données et à quelle fréquence sont-elles mises à jour ?
Toutes les données sont des données ouvertes officielles : le jeu de données IDC de l'office cantonal de l'énergie (OCEN) et les périmètres des zones industrielles FTI publiés par le SITG, ainsi que les limites cantonales de swisstopo. Les données sont actualisées à partir des sources officielles, et la date de la dernière mise à jour est indiquée sur chaque page.
ThermoGeneva est-il un audit énergétique ou une décision officielle ?
Non. ThermoGeneva est un outil de pré-analyse indépendant et indicatif. Une valeur élevée invite à regarder de plus près, ce n'est pas un verdict. Seul l'office cantonal de l'énergie (OCEN) détermine les obligations légales, et seul un audit énergétique permet d'évaluer un bâtiment précis.