Méthodologie : calcul du benchmark de l'IDC

Ce que mesure l'IDC

L'indice de dépense de chaleur (IDC) est l'indicateur officiel genevois de la consommation de chaleur d'un bâtiment : énergie finale utilisée pour le chauffage et l'eau chaude sanitaire, divisée par la surface de référence énergétique (SRE) et corrigée selon la rigueur de chaque hiver (degrés-jours). Il s'exprime en MJ/m² par an (3,6 MJ = 1 kWh) et est déclaré chaque année par les propriétaires, une valeur par bâtiment (EGID).

L'IDC n'inclut pas l'énergie de processus, le froid, l'éclairage ni les équipements. Pour le chauffage à distance, la chaleur livrée est comptée ; pour les pompes à chaleur, l'électricité consommée — ce qui donne des valeurs plus basses que les systèmes à combustible.

Bâtiments affichés

Deux groupes de bâtiments sont affichés : tous les bâtiments des zones industrielles gérées par la FTI, et tous les bâtiments industriels et logistiques situés ailleurs dans le canton de Genève. Les bâtiments dont la dernière déclaration d'IDC date de plus de six ans sont signalés comme non actualisés et exclus des statistiques et des médianes. Un bâtiment appartient à une zone FTI lorsque son emprise s'y trouve majoritairement (≥ 50 % de la surface). Si aucune zone ne couvre la moitié de l'emprise, un point situé dans le bâtiment décide ; sinon le bâtiment n'est pas attribué. La méthode d'attribution est conservée pour chaque bâtiment.

Benchmark par groupe

  • Groupe de comparaison : tous les bâtiments du même type (industrie, logistique, bureaux…) dans le canton de Genève, la même année. Les types regroupent les destinations officielles du SITG.
  • Médiane du groupe : la valeur centrale de l'IDC du groupe.
  • Écart : (IDC − médiane) / médiane.
  • Percentile : part du groupe ayant un IDC plus bas. Le 84e percentile signifie un IDC plus élevé que 84 % des bâtiments similaires.
  • Si un groupe compte moins de 10 bâtiments, aucun benchmark n'est affiché.
  • La médiane de la zone n'est affichée, à titre de contexte, que si la zone compte au moins 10 bâtiments cette année-là.

Tendance et énergie estimée

  • Tendance sur 3 ans : évolution entre le dernier IDC et celui du même bâtiment trois ans plus tôt. L'IDC étant corrigé du climat, les années sont comparables.
  • Énergie finale estimée = IDC × SRE / 3600, en MWh par an, corrigée du climat. C'est un ordre de grandeur pour le chauffage et l'eau chaude, pas une mesure de compteur.

Seuils légaux (indicatif)

Le règlement genevois sur l'énergie se base sur l'IDC moyen des trois dernières années. Au-dessus de 450 MJ/m², des mesures d'amélioration sont exigées. Au-dessus du seuil « significatif », une rénovation énergétique est obligatoire : 800 MJ/m² jusqu'à fin 2026, 650 dès 2027 et 550 dès 2031. ThermoGeneva compare la moyenne publiée à ces valeurs à titre informatif ; les obligations sont déterminées par l'office cantonal de l'énergie (OCEN).

Règles de qualité

  • Les enregistrements sans EGID, avec une année invraisemblable ou un IDC négatif sont écartés.
  • Les doublons (même EGID et même année) sont résolus de façon déterministe : date de saisie la plus récente, puis identifiant source le plus élevé.
  • Une SRE invalide est laissée vide : aucune estimation d'énergie n'est alors calculée.
  • Si la source officielle change de structure, la mise à jour s'arrête plutôt que de publier des données incohérentes.

Limites

Les valeurs sont déclarées par les propriétaires et dépendent de la SRE déclarée. Les groupes mélangent des bâtiments d'âges et de tailles différents. Une valeur élevée invite à regarder de plus près, ce n'est pas un verdict : ThermoGeneva est un outil de pré-analyse, pas un audit énergétique.

Sources officielles